AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Guns and pens (ft. Adam)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
May-Line Linskey

May-Line Linskey
Girl of ink and stars

➢ POSTS : 530 Guns and pens (ft. Adam) Tumblr_p0gdhzgjMS1s7fjl5o7_250
➢ ÂGE : vingt-trois ans. (31.07.1995)
➢ SURNOM : may, pour la simplicité.
➢ OCCUPATION : professeure des écoles. blogueuse & youtubeuse life.
➢ STATUT CIVIL : le seul homme de ma vie est mon chat.
➢ ATTIRANCE : les hommes.
➢ ASPIRATION : Je ne saurais que répondre. Vous voulez savoir qui je voudrais être, dans un futur proche ou lointain, le problème c'est que je ne sais même pas quelle femme je suis aujourd'hui. Évidemment, j'ai des souhaits, des rêves, mais je préfère ne plus croire. Par peur. Oui, j'ai peur. Peur de chuter et de ne plus jamais me relever. Peur de voir disparaître le peu d'espoir que j'ai s'éteindre. On dit que l'espoir fait vivre, mais dans mon cas, il m'a plus fait de mal que de bien. Alors je n'attends plus rien de la vie et je crois bien qu'elle n'attend plus rien de moi. Pour le moment, je préfère me laisser porter, vivre au jour le jour et comme on dit, advienne que pourra.
➢ QUOTE : « I was just a girl like any other. »
➢ LOGEMENT : #132, twin peaks.
➢ RPS :
Guns and pens (ft. Adam) 3atd
« Carry me close like the teardrops in your eyes. Don't let me go, hold me in your beating heart. » ♡

2018 : Ash | Adam | Squad

2019 : Adam

Alternative Universe : Léna, Lula & Sophie
➢ AVATAR : hailee steinfeld
➢ WHO ARE YOU : gingerbread
➢ AUTRES VIES : oli, ari, neil & ziggy
➢ INSCRIPTION : 15/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyDim 20 Jan - 4:48

Guns and pens
Adam & May

L’après-midi est déjà bien entamé et il ne reste plus qu’une petite heure de cours avant le début du week-end qui sait se faire attendre et désirer. Mes élèves sont dissipés, je n’arrive plus à garder leur attention sur les exercices à réaliser et qui, j’en ai bien conscience, ne sont pas des plus intéressants pour des enfants de six ans, fatigués de rester concentrés aussi longtemps. Comme hausser la voix et me fâcher n’est pas dans mes habitudes et qu’en plus, il s’agit du dernier jour de classe de la semaine, je décide de mettre fin au cours un peu plus tôt. « Vous pouvez ranger vos cahiers. Vous terminerez les exercices à la maison pour lundi, d’accord ? On va faire un temps calme. » Une exclamation générale ne tarde pas à résonner entre les murs de la pièce, me confirmant que j’ai fait le bon choix. De toute façon, terminer sur une note un peu plus positive que des problèmes de mathématiques à résoudre, ne peut pas être une mauvaise chose. Je mets donc à disposition des élèves plusieurs coloriages magiques, qui ne tardent pas à tous disparaître de mon bureau et donne l’autorisation aux petits rats de bibliothèque de s’installer au fond de la classe, sur les canapés, pour feuilleter des livres ou, pour les plus téméraires d’entre eux, essayer de lire. Hormis deux ou trois chuchotements et gloussements de la part de deux élèves, le calme qui avait disparu quelques instants plus tôt retombe instantanément, et ce pour mon plus grand bonheur. Tout en gardant un œil sur la trentaine d’enfants assis en face de moi, je commence à corriger les évaluations de la veille.

Le ciel s’est assombri et un grondement sourd me fait relever la tête des mes copies. Il s’est mis à pleuvoir et des éclairs parsèment le ciel de leurs étranges lueurs, effrayant Tessa, qui se met à sangloter, recroquevillée sur sa chaise. Je quitte mon bureau à la hâte pour m’agenouiller à côté d’elle, pressant délicatement sa main dans la mienne pour la consoler, lui dire qu’elle craint rien. Puis, silencieusement, je me mets à compter les secondes qui séparent les éclairs du tonnerre, vérifiant ainsi que l’orage n’est pas au-dessus de notre tête. « Tu sais qu’on peut savoir à quelle distance se trouve l’orage ? » Elle secoue sa tête de droite à gauche tout en reniflant dans la manche de son tee-shirt. Certains de ses camarades sont venus s’installer non loin de nous et écoute avec attention mes explications qui semblent apaiser la petite et rassurer les autres. « On compte ensemble ? » Ils me répondent positivement en cœur et au prochain éclair qui illumine la pièce, nos voix s’élèvent dans la salle. On a le temps de compter jusqu’à neuf avant qu’un grondement ne se manifeste. « Il est à trois kilomètres de l’école et il est en train de s’éloigner. » Ils sont encore trop jeunes pour maîtriser les distances à la perfection, mais je sais qu’ils seront ravis d’expliquer à leurs parents, ce soir, à combien de kilomètres se trouvait l’orage. Puis, trouvant cette activité plutôt amusante, on recommence une deuxième fois, puis une troisième. Mais arriver au chiffre quatre, une puissante déflagration fait trembler les murs, propulsant au sol deux des étagères et semant le chaos et la panique autour de moi. Par réflexe, plusieurs enfants sont venus se réfugier dans mes bras, se cramponnant à mon cou pour chercher du réconfort. Mes oreilles bourdonnent et il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits. Bon sang, qu’est-ce qui s’est passé ?! Puis l’alarme incendie se met  à retentir, puis, à moins de trois secondes d'intervalle, celle en cas d'intrusion au sein de l’école. J'ai l'impression de vivre un cauchemar éveillé. Je prends une profonde respiration, mettant de côté mes craintes et mes angoisses, pour m’occuper de mes élèves.

La sortie de secours la plus proche n’est pas loin de notre emplacement, mais sans contact avec l’extérieur, j’ignore où se trouve le danger et je ne peux prendre le risque de quitter ma salle avec autant d’enfants. Je passe dans les rangs, pour vérifier que personne n’a été blessé et je m’empresse d’aller verrouiller la porte à clef. « On va faire un jeu. Dans le calme, sans vous battre, je veux que vous trouviez la meilleure cachette de la classe. Sous mon bureau, dans les placards, derrière les fauteuils. Personne ne sort de sa cachette et personne ne parle tant que je ne vous en donne pas la permission… » J’éteins la lumière et, une fois certaine que tout le monde est bien caché, je pars me réfugier avec d’autres élèves, passant mes bras autour de leurs épaules pour les rassurer. Mon cœur bat la chamade et je ferme les yeux, priant pour qu’on vienne nous sauver à l’entente des balles tirées dans le couloir.

@Adam Scott Guns and pens (ft. Adam) 3781505243

______
Every love
story is beautiful

but ours is
my favorite
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Adam Scott

Adam Scott
will-o-the-wisp

➢ POSTS : 568 Guns and pens (ft. Adam) Ea6b30a489d798a31d3d9d333e0ce4b6
➢ ÂGE : vingt-six années. (21.06.93)
➢ OCCUPATION : sapeur-pompier, adrénaline et flammes au rendez-vous.
➢ STATUT CIVIL : libre mais très très fasciné par une demoiselle à la langue bien pendue.
➢ ATTIRANCE : les courbes voluptueuses et sensuelles, les parfums fleuris et délicats, les bouches douces et teintées de carmin.
➢ QUOTE : « je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin. »
➢ LOGEMENT : #965 pacific heights (villa familiale)
➢ RPS : Madam ¤ Scott UA ¤ Christmas Scott ¤ Patadam
➢ AVATAR : nico simoes
➢ CRÉDITS : © MORRIGAN ; solosands
➢ WHO ARE YOU : absolem.
➢ AUTRES VIES : schizo-girl says hello.
➢ INSCRIPTION : 18/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyDim 20 Jan - 11:16

Guns and pens
Crisis!Madam

L'alarme retentit à nouveau dans la caserne, vrombissement strident et impitoyable. Je me demande parfois si mes tympans n'auraient pas du exploser, à force, ou s'ils s'étaient habitués, au fil du temps. Et c'est une course contre la montre, qui se joue maintenant, décisive. Se préparer le plus vite possible, sauter dans son équipement, enfiler les couches protectrices, les accessoires de survie. Des gestes répétés maintes et maintes fois, dans une mécanique bien huilée. Casque sous le bras, usant de l'autre pour glisser le long de la rambarde verticale qui mène au garage. Signe d'amusement, de divertissement, pour les néophytes au métier, les enfants. Se laisser tournoyer autour de la barre, librement. Pour moi, c'était passer d'un état à un autre, passer dans la pièce d'à-côté. Délaisser le calme, la vie, saine et sauve, pour rejoindre le danger et la mort, les flammes, l'adrénaline et l'angoisse. Une vie vécue à cent à l'heure, sur le qui-vive, à chaque minute. « Scott, Jones, Carpenter, vos unités dans les gros véhicules ! » nous est crié quand mes pieds se réceptionnent sur le béton. Nos hommes qui fourmillent au rez-de-chaussée, arrimant les lances sur les camions, vérifiant que tout est en ordre, que rien ne manque à l'appel. Le temps de regrouper les miens, on me souffle qu'un incendie s'est propagé dans une école primaire. Ma gorge se serre, soudainement. Tout ce qui avait attrait aux enfants me touchait plus que le reste, peut-être par le fait d'avoir des soeurs plus jeunes que moi. On me presse l'épaule et je reprends rapidement conscience, contournant le véhicule pour en rejoindre l'avant, m'asseyant sur le siège passager. Aucun mot n'est échangé, les esprits s'échauffent et se mettent en condition. Mais j'enfile mon casque sur ma tête et quelques minutes plus tard, résonne la sirène si familière, rebondissant entre les rues.

Quelques indications supplémentaires me sont indiquées dans le communicateur portatif, solidement harnaché à mon biceps droit, dans un renflement de la veste. "Incendie + explosion. École située dans le quartier du Presidio." Il n'y a qu'une seule école primaire, dans le coin. Et je connais qu'une seule personne qui y travaille, force d'avoir posé quelques questions impertinentes. Mon coeur se met à battre furieusement dans ma poitrine et je remercie Callaghan de conduire aussi rapidement et avec une certaine maîtrise sous la pluie battante. Les sirènes achèvent de se rejoindre devant le parking et c'est le branle-bas de combat. Tout le monde à son poste et le mécanisme est lancé, tout l'assortiment est sorti, emboîté, les hommes sont prêts à s'aventurer dans le bâtiment d'où s'échappe une fumée noirâtre qui ne nous est plus inconnue depuis longtemps. "Une classe est encore à l'intérieur, Scott, sortez-les moi de là le plus vite possible !" grésille à travers le petit appareil et je réponds vivement avant de faire signe à mes collègues de me suivre. La sous-directrice m'indique fébrilement l'emplacement de la salle de classe et il n'y a plus de temps à perdre. Je n'ai pas croisé de visage familier parmi les enseignants et leurs classes d'enfants terrifiés et tremblants et mon doute s'accentue de plus en plus. Mais je finis prendre une longue respiration et enclencher la respiration artificielle qui pèse dans mon dos avant de présider la marche à l'intérieur du bâtiment.

Nous avançons assez rapidement, pour le moment, malgré la fumée. Mais chaque porte ouverte donne sur le vide et nous ne trouvons personne. Le groupe s'est séparé et je longe un mur rempli de dessins d'enfants, rapidement esquissés à la craie grasse quand une détonation résonne dans le corridor. Une détonation qui ressemble beaucoup à tir. « Qu'est-ce qui se passe, Morrisson !? Répondez !  » je hurle dans mon talkie-walkie, le ventre serré. Nous combattions le feu, nous n'étions pas vraiment préparés à d'autres éventualités. Et un hoquet m'échappe quand on m'informe que l'incendie est d'origine criminelle, que le dégénéré est toujours à l'intérieur et qu'il est à l'origine des tirs que j'entends au loin. Bordel ! « Qu'est-ce que je fais, putain ? » je demande, le coeur battant et la gorge nouée. Nous étions trop enfoncés pour faire demi-tour, le temps jouait contre nous. "Sortez, Scott. Retrouvez vos camarades et laissez faire la police ! Ce n'est pas de notre ressort !" me conseille la voix grave de l'adjudant moustachu. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas sortir de cet établissement tout en sachant qu'il y a des gamins terrorisés qui attendent dans une salle de classe. Je ne peux pas sortir sachant qu'elle est recroquevillée sur le sol à attendre la sentence, dans le flou le plus total. « Je vais les chercher ! » je réponds une dernière fois, coupant la communication au milieu d'une réprimande de mon supérieur avant de continuer mon avancée. Je me risque à beaucoup, si je finis par confronter le déséquilibré, mais le risque en vaut la peine. Je n'aurais jamais vu vivre après m'être échappé sans avoir tendu la main à des personnes en danger. C'était mon métier, au péril de ma vie et de mon avenir.    

@May-Line Linskey Guns and pens (ft. Adam) 3781505243

______
- - i'll never let us drown into darkness
Revenir en haut Aller en bas
May-Line Linskey

May-Line Linskey
Girl of ink and stars

➢ POSTS : 530 Guns and pens (ft. Adam) Tumblr_p0gdhzgjMS1s7fjl5o7_250
➢ ÂGE : vingt-trois ans. (31.07.1995)
➢ SURNOM : may, pour la simplicité.
➢ OCCUPATION : professeure des écoles. blogueuse & youtubeuse life.
➢ STATUT CIVIL : le seul homme de ma vie est mon chat.
➢ ATTIRANCE : les hommes.
➢ ASPIRATION : Je ne saurais que répondre. Vous voulez savoir qui je voudrais être, dans un futur proche ou lointain, le problème c'est que je ne sais même pas quelle femme je suis aujourd'hui. Évidemment, j'ai des souhaits, des rêves, mais je préfère ne plus croire. Par peur. Oui, j'ai peur. Peur de chuter et de ne plus jamais me relever. Peur de voir disparaître le peu d'espoir que j'ai s'éteindre. On dit que l'espoir fait vivre, mais dans mon cas, il m'a plus fait de mal que de bien. Alors je n'attends plus rien de la vie et je crois bien qu'elle n'attend plus rien de moi. Pour le moment, je préfère me laisser porter, vivre au jour le jour et comme on dit, advienne que pourra.
➢ QUOTE : « I was just a girl like any other. »
➢ LOGEMENT : #132, twin peaks.
➢ RPS :
Guns and pens (ft. Adam) 3atd
« Carry me close like the teardrops in your eyes. Don't let me go, hold me in your beating heart. » ♡

2018 : Ash | Adam | Squad

2019 : Adam

Alternative Universe : Léna, Lula & Sophie
➢ AVATAR : hailee steinfeld
➢ WHO ARE YOU : gingerbread
➢ AUTRES VIES : oli, ari, neil & ziggy
➢ INSCRIPTION : 15/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyDim 20 Jan - 20:45

Guns and pens
Adam & May

Le temps semble s’écouler lentement et le tic tac incessant de l’horloge au-dessus de mon bureau ne fait qu’amplifier mon stress, augmenter cette étrange sensation d’être dans le couloir de la mort, à attendre que mon heure, notre heure, ne vienne. J’entends les sanglots étouffés de plusieurs de mes élèves, et mon incapacité à pouvoir agir est un vrai supplice. J’aimerais pouvoir les rassurer, leur dire que tout ira bien, mais le moindre mouvement de ma part pourrait attirer l’attention du tueur sur nous, et, quand le calme règne en maître dans la pièce, j’ai parfois l’impression d’entendre ses pas derrière la porte. Puis, alors que le désespoir commence à me gagner, une symphonie de sirènes parvient à mes oreilles, me permettant de relâcher, quelques secondes, la pression. Je recommence à y croire, on va s’en sortir. Mes épaules s’affaissent lentement, mais cet instant de sérénité est de courte durée. Une fumée noire commence à s’infiltrer à travers la porte et je sais qu’on ne tiendra pas longtemps si on reste caché dans la classe. On doit sortir, le plus rapidement possible, atteindre la porte de secours, tout en prenant le risque d’être à couvert… Je me tourne vers les enfants autour de moi, remontant sur chacun d’entre eux, leur pull sur leur bouche et leur nez pour éviter, au maximum, qu’il ne respire la fumée, leur faisant promettre de ne jamais le retirer. « Je vais chercher vos camarades, quand je vous le dirais, vous sortirez d’ici pour me rejoindre devant la porte, ok ? » Je quitte ma cachette, me faisant la plus petite possible, avançant à pas de loup en limitant les gestes brusques, à travers la classe pour rejoindre les différents groupes et leur expliquer, à tour de rôle, ce qu’ils doivent faire. Une fois tout le monde prévenu, je m’avance vers la porte que je déverrouille en me mordant la lèvre inférieure quand un petit cliquetis se fait entendre, me donnant l’impression que toute l’école l’a entendu. Je patiente quelques secondes, pour être certaine que je n’aurais pas de mauvaise surprise en sortant de la classe. Après une profonde respiration, j’ouvre et retiens de justesse un petit cri en découvrant cet épais nuage sombre qui m’empêche de voir à plus de cinq mètres. Il n’y a pas un bruit, si ce n’est, au loin, le crépitement du feu détruisant tout sur son passage. Et dans un murmure à peine audible, je demande à mes élèves de me rejoindre en silence.

La traversée du couloir me semble interminable. Je sursaute à chaque grincement, mon corps tout entier se contracte au moindre bruit suspect et je ne peux pas m’empêcher de compter mes élèves toutes les deux minutes, par crainte d’en avoir perdu un ou plusieurs. La petite Tessa n’a pas lâché ma main depuis qu’on a quitté la salle et ses doigts se resserrent autour des miens à chaque fois que je crois céder à la panique. Après de trop longues minutes, j’aperçois enfin la sortie de secours et mon cœur se gonfle d’un bonheur inexplicable. Quand j’ouvre l’immense porte, que l’air frais se met à fouetter mon visage, je ne retiens pas les larmes et je les laisse s’écouler le long de mes joues. Je fais sortir les enfants, leur ordonnant de courir sans s’arrêter jusqu’aux hommes en uniforme. Et ce n’est qu’en regardant mes trois derniers élèves sortir de l’établissement que je prends conscience que Tessa n’est plus à mes côtés et que je ne l’ai pas vu passer le seuil de la porte. « Tessa… ? » Je demande, à voix basse. « Tessa, où es-tu ? » Je hausse légèrement le ton, mais je n’obtiens aucune réponse. Bon sang… Je serre les poings et je fais demi-tour à la hâte, oubliant que je dois faire le moins de bruit possible, oubliant que je ne suis pas seule à me promener dans l’enceinte de l’école et que le tueur pourrait surgir à n’importe quel moment sans que je ne le voie.

Mes yeux me brûlent, tout comme ma gorge et je suis obligée de m’appuyer contre le mur pour reprendre mon souffle. Tessa ne répond à aucun de mes appels et je commence à avoir peur pour sa vie. Je ne peux pas m’empêcher de l’imaginer, prise au piège, en larmes et c’est cette vision d’horreur qui me donne la force de reprendre mon chemin. Je cours, poussant toutes les portes qui croisent ma route, appelant encore et encore la petite et, alors que je bifurque à droite, mon corps se heurte violemment contre celui de quelqu’un d’autre, me faisant légèrement vaciller. Je plaque mes mains contre ma bouche pour retenir un hurlement de terreur.

@Adam Scott Guns and pens (ft. Adam) 369127607

______
Every love
story is beautiful

but ours is
my favorite
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Adam Scott

Adam Scott
will-o-the-wisp

➢ POSTS : 568 Guns and pens (ft. Adam) Ea6b30a489d798a31d3d9d333e0ce4b6
➢ ÂGE : vingt-six années. (21.06.93)
➢ OCCUPATION : sapeur-pompier, adrénaline et flammes au rendez-vous.
➢ STATUT CIVIL : libre mais très très fasciné par une demoiselle à la langue bien pendue.
➢ ATTIRANCE : les courbes voluptueuses et sensuelles, les parfums fleuris et délicats, les bouches douces et teintées de carmin.
➢ QUOTE : « je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin. »
➢ LOGEMENT : #965 pacific heights (villa familiale)
➢ RPS : Madam ¤ Scott UA ¤ Christmas Scott ¤ Patadam
➢ AVATAR : nico simoes
➢ CRÉDITS : © MORRIGAN ; solosands
➢ WHO ARE YOU : absolem.
➢ AUTRES VIES : schizo-girl says hello.
➢ INSCRIPTION : 18/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyDim 27 Jan - 13:37

Guns and pens
Crisis!Madam

La situation virait au cauchemar. Mon sang battait furieusement dans mes tempes, ma gorge était nouée par l'appréhension et mes muscles bandés par l'effort. Traverser la fumée, longer les murs dans le plus grand silence possible, l'esprit engourdi par l'angoisse de retrouver cette classe en un seul morceau, engourdi par l'idée d'enfants terrorisé par leur environnement, absolument pas préparés à la situation. Il y avait un sentiment d'urgence qui me prenait à l'estomac, qui me donnait envie de courir à travers le couloir pour défoncer toutes les portes qui se trouvaient devant moi, faire déguerpir tout le monde avant qu'un malheur n'arrive. Mais je ne pouvais pas, je me devais d'être discret et d'éviter le pire, me restreindre à la dissimulation. Et c'était frustrant, ça me donnait envie d'hurler. Un dégénéré parcourait également les couloirs et je ne savais pas à quoi m'attendre si l'on venait à se retrouver face-à-face. Le creux dans mon ventre s'accentue et je secoue la tête dans mon casque, continuant à avancer prudemment, concentré sur mon objectif. Retrouver ces enfants, leur professeur et les faire sortir de là, le plus vite possible. Parce que je visualisais ça comme si mes soeurs s'y trouvaient et l'angoisse était permanente. Je ne pouvais pas m'empêcher de faire l'amalgame, ayant passé les vingt-cinq dernières années à m'inquiéter pour elles, à m'assurer que tout allait bien, que j'associais cette instinct avec le danger actuel. J'allais m'en vouloir toute ma vie s'il arrivait quelque chose à l'un de ces petits.

Pourtant, soudainement, j'entends des appels désespérés à l'autre bout du couloir et je réduis la distance pour atteindre la silhouette qui s'avance rapidement dans ma direction. Mais j'oublie qu'elle n'est pas pourvue de mon équipement et la collision est inévitable. Et je reconnais cette masse de boucles brunes, ce petit nez rond et ces lèvres rosées. Visage habituellement ravageur, déformé par l'horreur et la précipitation. Elle s'échoue contre mon uniforme et retient un cri en plaquant ses mains sur sa bouche. « May ? C'est moi ! Adam ! Tout va bien. » je décris doucement pour ne pas l'effrayer, entourant son corps frêle de mes bras, avant d'aller nous appuyer contre le mur. « Je suis là, je suis là. » je souffle avec une voix déformée par la visière complète de mon casque pour essayer d'apaiser ses craintes. Mais nous n'étions pas du tout protégés, au beau milieu d'un corridor, possiblement dans la ligne de tir d'un malade qui se baladait impunément dans l'école. « Où sont les enfants ? Il faut qu'ils soient rapidement mis à l'abri, ils sont en danger. Et toi aussi. » je rajoute, interdit. Elle m'explique brièvement qu'une des enfants est restée à l'intérieur et qu'elle est retournée la chercher. Refermant ma prise autour de son dos, observant son corps parcouru de spasmes incontrôlés, ses cheveux en bataille. Elle ne m'avait jamais paru aussi fragile, depuis notre rencontre. Et je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose. Ils étaient ma priorité. Si elle pouvait éviter de s'évanouir à cause de la fumée, c'était un plus. Je me tourne à demi sur moi-même pour attraper le masque garni d'un filtre à air qui se balance à un anse de mon sac à dos. Une précaution qui m'était finalement bien utile, que je tends à la demoiselle, les sourcils froncés. « Mets ça, sois sûre que ça couvre bien ton nez et ta bouche. Ce n'est pas de la haute gamme mais ça te gardera en vie le temps de retrouver la petite. » je lui conseille.

J'avais l'impression de la rencontrer à chaque fois dans des situations toutes plus improbables les unes que les autres.               

@May-Line Linskey Guns and pens (ft. Adam) 3781505243

______
- - i'll never let us drown into darkness
Revenir en haut Aller en bas
May-Line Linskey

May-Line Linskey
Girl of ink and stars

➢ POSTS : 530 Guns and pens (ft. Adam) Tumblr_p0gdhzgjMS1s7fjl5o7_250
➢ ÂGE : vingt-trois ans. (31.07.1995)
➢ SURNOM : may, pour la simplicité.
➢ OCCUPATION : professeure des écoles. blogueuse & youtubeuse life.
➢ STATUT CIVIL : le seul homme de ma vie est mon chat.
➢ ATTIRANCE : les hommes.
➢ ASPIRATION : Je ne saurais que répondre. Vous voulez savoir qui je voudrais être, dans un futur proche ou lointain, le problème c'est que je ne sais même pas quelle femme je suis aujourd'hui. Évidemment, j'ai des souhaits, des rêves, mais je préfère ne plus croire. Par peur. Oui, j'ai peur. Peur de chuter et de ne plus jamais me relever. Peur de voir disparaître le peu d'espoir que j'ai s'éteindre. On dit que l'espoir fait vivre, mais dans mon cas, il m'a plus fait de mal que de bien. Alors je n'attends plus rien de la vie et je crois bien qu'elle n'attend plus rien de moi. Pour le moment, je préfère me laisser porter, vivre au jour le jour et comme on dit, advienne que pourra.
➢ QUOTE : « I was just a girl like any other. »
➢ LOGEMENT : #132, twin peaks.
➢ RPS :
Guns and pens (ft. Adam) 3atd
« Carry me close like the teardrops in your eyes. Don't let me go, hold me in your beating heart. » ♡

2018 : Ash | Adam | Squad

2019 : Adam

Alternative Universe : Léna, Lula & Sophie
➢ AVATAR : hailee steinfeld
➢ WHO ARE YOU : gingerbread
➢ AUTRES VIES : oli, ari, neil & ziggy
➢ INSCRIPTION : 15/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyVen 1 Fév - 1:26

Guns and pens
Adam & May

Les battements de mon cœur s’accélèrent, ma respiration devient saccadée, je ne suis plus capable de rationaliser, ni même de penser. Je n’ose pas relever la tête, par peur de découvrir que je viens bel et bien de signer mon arrêt de mort. Craintive, je ne bouge pas, étouffant du mieux que je peux mes sanglots, et, ce n’est qu’à l’entente de cette voix douce et chaude qui ne m’est pas inconnue que mes muscles se détendent enfin. Je ne risque rien… « Adam… » Répété-je dans un murmure, le laissant m’entourer de ses bras protecteurs où j’aimerais me réfugier pour l’éternité, espérant oublier l’enfer que nous sommes en train de vivre. Il me guide vers un pan du mur sur lequel nous nous appuyons et, à l’aide de ses mots qui se veulent rassurants, j’essaie de retrouver un semblant de calme. Calme qui disparaît rapidement lorsqu’il reprend la parole, me ramenant à la douloureuse réalité. « Où sont les enfants ? Il faut qu'ils soient rapidement mis à l'abri, ils sont en danger. Et toi aussi. » Et lui aussi. Notre regard se croise et un nœud se forme au creux de mon ventre. Affronter un homme armé, ce n’est pas son métier, alors pourquoi est-il là ? « Ils sont dehors, mais Tessa… Je lui tenais la main, j’ai dû la lâcher en faisant sortir les autres et j’ignore où elle est. » C’est entièrement de ma faute. Je n’aurais jamais dû la quitter des yeux, pas une seule seconde, être plus attentive. Et… Oh mon dieu ! « Pitié, dis-moi que tu n’as vu aucun corps d’enfants… » La simple idée que l’un d’entre eux ait été touché me révulse et les larmes me montent aux yeux. Mes tremblements s’intensifient, malgré ses mains dans mon dos, et même si il m’affirme que toutes les autres classes ont pu sortir à temps. Il ne reste donc plus que Tessa et je me rassure en me disant qu’aucun coup de feu n’a été entendu. Ce qui n’enlève en rien l’épaisse fumée qui a envahie les corridors et la menace qui plane au-dessus de nos têtes par sa faute. Si je commence à en ressentir les effets néfastes, il en est de même pour Tessa… On doit reprendre les recherches, rapidement. Et j’ignore si Adam lit dans mes pensées ou si c’est la détermination sur mon visage qui lui fait comprendre que je ne le laisserais pas chercher seul la petite, mais il décroche d’une anse de son sac un masque qu’il me tend ensuite. « Je n’ai pas l’intention de mourir… Je n’ai pas fini de découvrir tous tes talents cachés. » J’applique ensuite ses conseils et je positionne le masque correctement sur mon visage, camouflant ainsi le sourire qui vient de naître sur mes lèvres. « Merci. »

On avance, prudemment, silencieusement, et même si la présence d’Adam à mes côtés me rassure, un peu, je suis encore plus tendue qu’avant. Mon inquiétude est dupliquée. Parce qu’il est ici, parce qu’il est autant en danger que moi, que la petite. J’aimerais lui demander pourquoi, essayer de comprendre ce qu’il fait à l’intérieur, seul, mais je ne dis rien, ne souhaitant pas briser le silence, craignant que ma voix ne trahisse notre emplacement. À plusieurs reprises, nos bras s’effleurent, entraînant mon cœur dans une course que je ne maîtrise pas. Le karma, le destin, le hasard, qu’importe qui est réellement derrière tout ça, je refuse qu’il m’enlève ce à quoi je me rattache depuis quelques mois. Hésitante, ma main vient trouver celle gantée d’Adam, la serrant avec le peu de force qu’il me reste. On restera ensemble. Quoi qu’il arrive.

Les minutes s’écoulent et toujours aucune trace de Tessa. Et si elle avait finalement réussi à sortir ? Est-ce que quelqu’un nous aurait tenu au courant ? Je commence à perdre sincèrement tout espoir de la retrouver quand l’évidence me frapper de plein fouet. « Ma classe… Elle s’est sûrement cachée là-bas ! » Ma voix est entre le chuchotement et le cri d'espoir, et je dois me faire violence pour ne pas repartir en courant en direction de la salle. Nos pas se font toutefois plus rapides et les derniers mètres me semblent interminables. Je rumine, persuadée que si, au lieu de l’appeler, croyant qu’elle me répondrait alors que j’avais donné l’ordre de ne pas dire un mot, j’avais fouillé les pièces dans lesquelles je cherchais, on serait déjà tous tirés d’affaires. Je n’ai plus qu’à espérer qu’elle se soit vraiment réfugiée dans l’un des placards où elle s’était cachée quelques minutes plus tôt. Je dois y croire, pour ne pas flancher. Quand on arrive devant la porte, je lance un petit coup d’œil à Adam, avant de la pousser et de lui passer devant. J’ai bien conscience que je devrais le laisser faire, qu’il a l’équipement pour, mais j’ai peur que Tessa ne panique en découvrant un visage inconnu. Elle est jeune, mais je sais qu’elle comprend la situation… Je parcours, à pas de loup, la distance qui me sépare de son ancienne cachette et pousse un soupire de soulagement en découvrant le bout de son pied qui dépasse. « Tessa, c’est la maîtresse… » La porte en bois coulisse et sa petite tête blonde apparaît devant moi. Ses mains sont tendues vers moi et je la prends dans mes bras, retirant aussitôt mon masque pour lui mettre sur le visage, l’ajustant du mieux possible. Elle en a plus besoin que moi. « C’est pour te protéger de la fumée, d’accord ? » Elle hoche la tête avant de pointer du doigt en direction de la silhouette derrière moi. « C’est un ami. Adam. Il va nous aider à sortir… » J’ai à peine le temps de terminer ma phrase qu’un bruit assourdissant me fait sursauter. Et le plafond s’effondre.  

@Adam Scott Guns and pens (ft. Adam) 935116609

______
Every love
story is beautiful

but ours is
my favorite
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Adam Scott

Adam Scott
will-o-the-wisp

➢ POSTS : 568 Guns and pens (ft. Adam) Ea6b30a489d798a31d3d9d333e0ce4b6
➢ ÂGE : vingt-six années. (21.06.93)
➢ OCCUPATION : sapeur-pompier, adrénaline et flammes au rendez-vous.
➢ STATUT CIVIL : libre mais très très fasciné par une demoiselle à la langue bien pendue.
➢ ATTIRANCE : les courbes voluptueuses et sensuelles, les parfums fleuris et délicats, les bouches douces et teintées de carmin.
➢ QUOTE : « je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin. »
➢ LOGEMENT : #965 pacific heights (villa familiale)
➢ RPS : Madam ¤ Scott UA ¤ Christmas Scott ¤ Patadam
➢ AVATAR : nico simoes
➢ CRÉDITS : © MORRIGAN ; solosands
➢ WHO ARE YOU : absolem.
➢ AUTRES VIES : schizo-girl says hello.
➢ INSCRIPTION : 18/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyLun 18 Fév - 11:13

Guns and pens
Crisis!Madam

Il y avait toujours eu cette malsaine pensée qui rôdait dans mon crâne, à l'idée de l'école. Rien que pour la sécurité d'enfants qui n'avaient jamais rien demandé, qui ne se consacraient qu'à apprendre, qu'à découvrir et s'émerveiller de toutes les choses qui les entourent. Qui se retrouvaient dans cette situation cauchemardesque, enveloppés de fumée et d'angoisse, recroquevillés certainement sur le sol, le cœur battant furieusement dans leurs petites poitrines menues. Faisant gronder la colère et la haine dans le creux de mon torse, faisant glisser l'effroi à travers mes veines, à l'idée d'en savoir un perdu au beau milieu du danger. Mais mes pensées étaient focalisées sur la forme tremblante entre mes bras, sur cette masse de boucles brunes qui tressautaient au moindre bruit, qui respirait avec la force du désespoir. « Sssh, je suis là, May. Je suis là. » je souffle à travers mon casque, passant délicatement une main gantée sur sa crinière folle. Trouvant refuge sur un pan mur. Ma gorge se serrant douloureusement quand elle s'exprime, à propos d'une fillette oubliée dans la classe. Mon coeur bat sourdement, m'imaginant mille scénarios délirants. Je resserre mon emprise sur son corps délicat, hochant la tête de gauche à droite pour la rassurer autant que possible, dans un tel instant. « Rien à signaler. Je n'ai croisé personne à part toi. » Et tandis qu'elle écarte l'élastique pour ajuster le masque sur son visage, elle réussit encore à faire tambouriner mon palpitant, avec ses réflexions. Il n'y avait qu'elle pour réussir cet exploit et je me surprends à sourire avec tendresse, espérant que l'écran de mon casque dissimule ma mimique à son regard sombre. « J'y compte bien. » je termine, déterminé, avant de la suivre à travers le dédale de couloirs qui parsèment l'école.

Le trajet se fait en silence, l'oreille aux aguets pour déterminer si la présence malfaisante se trouve à proximité. Savoir que la brune est à mes côtés me rassure, même si tout danger sera écarté lorsque nous serons à l'extérieur avec la petite. Je préférais la savoir à proximité qu'errant seule dans le bâtiment, cible facile pour un dégénéré. Un courant me traverse lorsque sa main agrippe la mienne et je presse sa paume contre la mienne, lui jetant un regard. J'avais l'impression d'avoir trouvé mon adrénaline, ma corde raide, celle sur laquelle j'avais toujours aimé danser, partagé entre l'excitation et la peur du vide. Ce qui m'attirait dangereusement sans en connaître la raison et me laissant pantelant d'appréhension, à chaque instant.  

Elle s'écrie soudainement, indiquant sa salle de classe qui devait certainement avoir été le refuge de la gamine et nos pas se font plus pressants, toujours alertes. Elle me jette un coup d'oeil avant de pousser la porte et je me retrouve dans cet environnement qui me fait retourner bien des années en arrières. Mais le cadre est diamétralement différent. Les chaises sont poussées dans les coins, certaines sont tombées sous la panique, les fenêtres fermées. La fumée s'est étrécie grâce à la porte fermée mais elle reste néanmoins bien présentes. Je reste en arrière, comprenant certainement la surprise de la petite si elle découvre une silhouette qui ne lui est pas familière. Les enfants restent méfiants et c'est tout à leur bon sens. Et je sens mon coeur bondir quand elle agrippe un petit corps surmonté de cheveux blonds. Grimaçant quelques secondes quand May enlève son masque pour le poser sur le minois juvénile de la petite. « Je suis pompier, Tessa. Ceux qui se battent avec le feu, tu sais ? » je rajoute, d'une voix adoucie. Mais mon corps réagit plus rapidement que ma matière grise quand j'entends le craquement sinistre qui s'échappe du plafond et le cri qui s'échappe de leurs gorges. En un bond, je suis à leurs côtés, étendant mon corps protégé d'une bonne couche d'uniforme autour d'elles, profitant de mon sac à dos et de la petite bonbonne d'oxygène accrochés à mon dos pour amortir l'impact du plâtre sur mon dos. Et j'attends que le silence règne à nouveau avant d'écarter mes bras, mon souffle s'échouant sur les crânes des deux demoiselles. Mon rythme cardiaque n'a jamais été aussi saccadé et il fait écho à ceux des autres. « Et bien... » je souffle, la gorge serrée. « Je propose qu'on s'en aille tout de suite avant que toute l'école ne nous tombe sur la tête. En route, mesdames. » je rajoute, plus sérieusement. Et lorsque l'on est certains que rien ne risque de s'effondrer à nouveau, nous faisons marche arrière et ressortons dans le couloir enfumé.

« Restez près des murs et baissez-vous au maximum pour vous protéger de la fumée. » je conseille prudemment, baissant cependant la voix pour éviter de nous faire repérer. Puis, en file indienne, nous nous suivons les uns les autres et je remercie mon sens de l'orientation qui me permet de retracer mentalement le chemin parcouru dans l'autre sens. Il nous reste trois couloirs à parcourir, en silence et je crains un torticolis à me retourner toutes les vingt secondes pour vérifier que les filles sont toujours derrière moi. Mais lorsqu'on se retrouve à un carrefour qui rejoint différents corridors, des coups de feu résonnent non loin et Tessa lâche un cri d'horreur, qui rebondit sur les murs. Je me fige, blanc comme un linge et je me retourne pour caresser les cheveux de la blondinette, posant un doigt sur ma bouche pour lui décrire de faire de même, sans la culpabiliser. J'étais tout aussi effrayé qu'elle, sans pourtant le laisser paraître. Je me sentais presque capable de prier Dieu pour être certain qu'elles s'en sortiraient vivantes.

Sauf que lorsque je me retourne, je vois une ombre émerger d'un couloir. Et ce qu'elle tient à la main me rend blanc comme un linge. Mon cœur semble vouloir s'échapper violemment de ma cage thoracique et je le sens au bord de mes lèvres.

« Tiens tiens, mais qui voilà ? »

La voix est glaçante, presque joueuse et parfois je me dis que j'aurais du rentrer dans la police, au lieu d'être pompier.                   

@May-Line Linskey Guns and pens (ft. Adam) 3781505243

______
- - i'll never let us drown into darkness
Revenir en haut Aller en bas
May-Line Linskey

May-Line Linskey
Girl of ink and stars

➢ POSTS : 530 Guns and pens (ft. Adam) Tumblr_p0gdhzgjMS1s7fjl5o7_250
➢ ÂGE : vingt-trois ans. (31.07.1995)
➢ SURNOM : may, pour la simplicité.
➢ OCCUPATION : professeure des écoles. blogueuse & youtubeuse life.
➢ STATUT CIVIL : le seul homme de ma vie est mon chat.
➢ ATTIRANCE : les hommes.
➢ ASPIRATION : Je ne saurais que répondre. Vous voulez savoir qui je voudrais être, dans un futur proche ou lointain, le problème c'est que je ne sais même pas quelle femme je suis aujourd'hui. Évidemment, j'ai des souhaits, des rêves, mais je préfère ne plus croire. Par peur. Oui, j'ai peur. Peur de chuter et de ne plus jamais me relever. Peur de voir disparaître le peu d'espoir que j'ai s'éteindre. On dit que l'espoir fait vivre, mais dans mon cas, il m'a plus fait de mal que de bien. Alors je n'attends plus rien de la vie et je crois bien qu'elle n'attend plus rien de moi. Pour le moment, je préfère me laisser porter, vivre au jour le jour et comme on dit, advienne que pourra.
➢ QUOTE : « I was just a girl like any other. »
➢ LOGEMENT : #132, twin peaks.
➢ RPS :
Guns and pens (ft. Adam) 3atd
« Carry me close like the teardrops in your eyes. Don't let me go, hold me in your beating heart. » ♡

2018 : Ash | Adam | Squad

2019 : Adam

Alternative Universe : Léna, Lula & Sophie
➢ AVATAR : hailee steinfeld
➢ WHO ARE YOU : gingerbread
➢ AUTRES VIES : oli, ari, neil & ziggy
➢ INSCRIPTION : 15/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyMer 3 Avr - 23:22

Guns and pens
Adam & May

J’aimerais me réveiller de ce cauchemar, voir disparaître cette vision d’horreur pour laisser place aux murs de ma chambre et ce cocon familier où je me sentirais de nouveau en sécurité, emmitouflée dans mes épaisses couvertures. Mais je sais qu’il ne se passera rien de tout ça, on ne peut pas quitté la réalité, pourtant, je ne l’ai jamais autant souhaité qu’en ce moment, blotti dans les bras d’Adam, tremblotante à cause de la peur. Je devrais me sentir rassurer, mais la terreur ne fait que s’accroître et finalement, tout ne serait-il pas plus simple s’il n’était pas là ? Nous savons tous les deux que nous serons en danger tant qu’on n’aura pas quitter l’enceinte de l’établissement et, maintenant qu’il se tient devant moi, mon inquiétude est décuplée. Je crains pour la vie de Tessa et pour la sienne… Savoir qu’il court le même danger que moi, savoir qu’il pourrait être blessé, ça m’effraie encore plus. « Pourquoi tu es là… ? Et ne me réponds pas que c’est ton métier, Scott. Tu sais qu’on n’est pas seul… » Je n’ai pas la prétention d’affirmer que je le connais, j’ai encore beaucoup de choses à découvrir à son sujet, mais je ne crois pas mentir en disant que son âme chevaleresque finira par le perdre. Être ici, seul, en dit long sur les ordres qu’il a dû recevoir et qu’il a préféré ignorer. Son cœur est grand, mais le risque qu’il encourt l’est encore plus. Et alors que ma main se glisse dans la sienne, je murmure : « Adam, toi aussi, tu dois rester en vie… »

Comme je l’espérais, Tessa a trouvé refuge dans notre classe, et hormis la peur qui se lit dans ses iris, elle va bien. Je commence lentement à retrouver l’espoir. Dans quelques minutes, on sera dehors, on pourra reprendre notre souffle et se dire qu’on aura échappé au pire. Tout se passera bien maintenant, il le faut. Dans mes bras, la petite regarde d’un air inquiet la silhouette d’Adam qui se tient derrière nous. « Je suis pompier, Tessa. Ceux qui se battent avec le feu, tu sais ? » Elle hoche la tête et c’est à mon tour de le présenter, comme un ami, pour qu’elle ait bien conscience qu’elle n’a pas à le craindre. La menace est ailleurs, dans l’épaisse fumée qui commence à me faire tourner la tête, dans les craquements du plafond qui se font de plus en plus importants, jusqu’à ce que celui-ci cède, ronger par les flammes. Je suis la première à crier, protégeant comme je peux Tessa, avant que le corps d’Adam ne nous enveloppe toutes les deux, nous évitant une mort certaine. Le silence n’est interrompu que par notre respiration saccadée et les quelques sanglots de Tessa. Ça commence à faire beaucoup d’épreuves pour une petite de cet âge… Adam prend la parole, brisant pour de bon le silence pesant qui règne autour de nous. Je n’ai pas la force de prononcer le moindre mot, encore secouée par ce qui vient de se passer, alors je me contente de hocher la tête, tout en resserrant mon étreinte autour du corps frêle de mon élève. Le moindre bruit me fait redouter un nouvel effondrement et je sens mon cœur s’accélérer à chaque instant supplémentaire passé dans la classe. Le temps me paraît long, comme s’il venait de se figer. Mais une poignée de seconde plus tard, Adam me fait signe et nous quittons la classe à sa suite, un léger pincement au cœur en prenant conscience que ces quelques mois d’enseignement partirons sans doute en fumée.

Le col de mon pull remonté jusqu’à mon nez, ma main sur l’épaule de Tessa pour lui montrer que je suis toujours là, derrière elle, nous rasons les murs et les sols. Si le brun semble savoir où aller, moi, c’est à peine si je suis capable de me situer dans ces couloirs qui se ressemblent tous et où on ne voit pas à plus d’un mètre et pourtant, je connais chaque recoin de cette école dans les moindres détails. J’ai foulé ce plancher un nombre incalculable de fois depuis la rentrée, je croyais pouvoir en faire la visite les yeux fermés, mais il semblerait que je ne sois pas capable de gérer une telle situation. Et alors que je pensais que rien de pire ne pouvait se produire, des coups de feu retentissent, bientôt suivi d’un hurlement qui me glace le sang. Adam se tourne vers Tessa pour la rassurer et lui rappeler qu’on ne doit pas faire le moindre bruit. Me redressant, je décide d’envoyer promener les consignes et de reprendre la petite dans mes bras, espérant que ce contact la rassurera. Tant pis pour la fumée, tant pis pour moi, tout ce qui m’importe, c’est qu’ils s’en sortent, tous les deux. D’un geste du menton, je fais signe à Adam de continuer d’avancer et si je pouvais distinguer ses yeux, je serais prête à parier que je pourrais y lire un mélange de colère et d’inquiétude. Il nous tourne de nouveau le dos, mais à ma plus grande surprise, il reste immobile. « Adam… Qu’est-ce… » que je commence dans un murmure avant d’être coupée par une voix qui ne présage rien de bon. « Tiens tiens, mais qui voilà ? » Mon palpitant rate un battement dans ma poitrine et le plus lentement possible, je fais glisser Tessa jusqu’au sol avant de la cacher derrière moi. « Vous ne pourrez pas la protéger longtemps une fois morts. » Ses paroles me font le même effet qu’un coup de massue. On est pris au piège. Au loin, je perçois le canon de l’homme se pointer dans notre direction, suivie d’une première détonation.

Aujourd’hui, l’Enfer est monté sur Terre, nous consumant de son feu éternel.

@Adam Scott Guns and pens (ft. Adam) 612124266

______
Every love
story is beautiful

but ours is
my favorite
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Adam Scott

Adam Scott
will-o-the-wisp

➢ POSTS : 568 Guns and pens (ft. Adam) Ea6b30a489d798a31d3d9d333e0ce4b6
➢ ÂGE : vingt-six années. (21.06.93)
➢ OCCUPATION : sapeur-pompier, adrénaline et flammes au rendez-vous.
➢ STATUT CIVIL : libre mais très très fasciné par une demoiselle à la langue bien pendue.
➢ ATTIRANCE : les courbes voluptueuses et sensuelles, les parfums fleuris et délicats, les bouches douces et teintées de carmin.
➢ QUOTE : « je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin. »
➢ LOGEMENT : #965 pacific heights (villa familiale)
➢ RPS : Madam ¤ Scott UA ¤ Christmas Scott ¤ Patadam
➢ AVATAR : nico simoes
➢ CRÉDITS : © MORRIGAN ; solosands
➢ WHO ARE YOU : absolem.
➢ AUTRES VIES : schizo-girl says hello.
➢ INSCRIPTION : 18/02/2018
Voir le profil de l'utilisateur




Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) EmptyMer 24 Avr - 13:49

Guns and pens
Crisis!Madam

Je n'ai jamais autant haï la barbarie de l'être humain qu'en cet instant, alors que le corps tremblant de May est blotti entre mes bras. Comment était-ce possible de vouloir réduire une école primaire à feu et à sang ? Ne pas prendre en compte des dizaines d'enfants transis de terreur et incapables de se défendre, face à la folie de l'homme et de tout ce qu'il est capable de faire de pire. Qui allaient vivre leur existence entière avec ces images en tête, ne pouvant jamais réellement s'en défaire, qui viendront s'accrocher désespérément, qui transformeraient leurs vies à tout jamais. Ce genre d'épisode rempli de violence, d'une atmosphère lourde, de cette impression de patauger dans le danger et de voir sa mort soudaine arriver. Comment est-ce qu'on pouvait infliger ça à des êtres aussi fragiles, aussi innocents ? Ma colère ne fait que s'amplifier, additionnée à l'angoisse de ne pas retrouver la petite fille égarée, ou même pire. Mais je préfère ne pas penser à cette éventualité et rester le plus positif possible. La brune reste encore assez lucide pour me faire lever les yeux en direction du plafond. « Je sais très bien ce qu'il se passe. Mais je ne pouvais pas te laisser seule, Linskey. Ta vie saine et sauve vaut plus qu'une mise au ban à durée indéterminée. » je murmure, avec l'idée que la fumée doit venir me faire tourner la tête, à mesure des paroles qui s'échappent, d'une franchise qui fait battre mon coeur d'autant plus vite. Sa main glisse le long de mon bras vêtu de mon uniforme alors qu'elle murmure. Et je n'arrive pas à empêcher un sourire d'étirer mes lèvres. « Ne t'en fais pas. Avec qui tu t'enfuiras d'une salle de danse, sinon ? » je rajoute, amusé, avant de la tirer à ma suite, suivant ses conseils pour me repérer dans la fumée, jusqu'à la salle de classe.

Nous retrouvons la petite fille, désormais en sécurité à nos côtés et décidons de nous échapper de ce bâtiment enfumé et dangereux pour notre propre bien. Longeant les murs, les demoiselles courbées pour s'éviter l'intoxication et moi en tête, en éclaireur. La vue est moindre mais je ne veux toucher à la lampe torche qui siège à ma ceinture, par peur d'attirer le malade dans notre direction. Mais c'est lui qui finit par nous retrouver, le visage taché de suie et un sourire hystérique fendant sa bouche en deux. Totalement déséquilibré. Je lève les bras en l'air, jetant un discret coup d'oeil derrière moi pour vérifier que la petite est protégée, dans tous les cas. Et j'aperçois rapidement ses petites jambes dissimulées derrière la silhouette de Max, qui m'observe avec une profonde détresse. Tout allait se jouer à quitte ou double. « Ne faîtes pas ça. » je lui crie, avec autant de délicatesse que possible, pour ne pas augmenter sa rage meurtrière. Mais il semble pris dans une transe dont personne ne pourra le déloger et je comprends qu'il a tiré quand une explosion de douleur me fend à l'épaule, malgré les couches de tissus.

Rien de tout ça n'avait été prévu à l'entraînement.

Je m'affaisse contre le mur, une main pressant la peau alors qu'un grondement m'échappe, à la vive pulsation qui déchire mon muscle, au niveau de la clavicule. Un rire rempli de folie résonne entre les murs et je tremble, incapable de me mouvoir, glissant doucement en direction du soleil. « Courez, May. Partez tant qu'il en est encore tant, il ne vous voit pas bien. Je vais faire diversion. » je murmure difficilement, la gorge nouée par la brûlure de ma blessure. Les patchs réfléchissants de ma combinaisons étaient un moyen de se reconnaître dans une situation d'incendie. Mais dans ce contexte, je n'étais qu'une cible mouvante. J'entends le bruit d'une arme que l'on recharge et j'avance d'un pas. « C'est tout ce que t'as ? » je grogne, avec un air de défi, faisant signe aux filles de s'enfuir. Mais mes jambes ne me tiennent plus, à cause de la douleur et je finis par m'éteindre sur le sol, du sang emplissant abondamment ma main gantée. Je vois double et j'ai l'impression que mes forces m'abandonnent. Comme si j'étouffais, l'air bloqué dans ma propre gorge, les yeux écarquillés à cause de l'élancement profond qui tambourine dans mon muscle.

C'était beaucoup trop tôt pour mourir.                           

@May-Line Linskey Guns and pens (ft. Adam) 3781505243

______
- - i'll never let us drown into darkness
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé





Guns and pens (ft. Adam) Empty
MessageSujet: Re: Guns and pens (ft. Adam)   Guns and pens (ft. Adam) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Guns and pens (ft. Adam)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FOGGED UP ✦ CITY BY THE BAY :: SAN FRANCISCO, CITY BY THE BAY :: TWIN PEAKS :: ROOFTOP MIDDLE & HIGHSCHOOL-